- La baisse des taux de la Banque du Canada de 25 points de base est entièrement intégrée dans les cours.
- L'attention se porte sur l'IPC américain et les discussions sur les tarifs douaniers
- Les échanges en USD sont mitigés mais avec un léger biais négatif.
USDCAD : ouverture 1.4436, fourchette nocturne 1.4422-1.4485, clôture 1.4436, WTI 66.74, Or 2914.27
Le dollar canadien se négocie à New York un peu plus ferme qu'à son niveau d'ouverture, et il semble s'être complètement remis des fluctuations volatiles d'hier.
Le président Trump et l'administration américaine ont reçu un signal d'alarme hier après que le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a imposé une surtaxe de 25 % sur les exportations d'électricité vers les États-Unis. Le président Trump a fait preuve d'une apocalypse en annonçant qu'il doublerait les tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium à 50 %, tout en paralysant l'ensemble de l'industrie automobile canadienne. Ford a répliqué en menaçant de suspendre les exportations d'électricité.
Le calme ayant prévalu, le Premier ministre Ford fut invité à Washington pour discuter de ces questions. Le président Trump le qualifia même de « gentleman » et d'« homme fort ».
Néanmoins, les droits de douane américains de 25 % sur l’acier et l’aluminium sont entrés en vigueur aujourd’hui, ce qui a conduit l’UE à imposer des contre-droits de douane sur 26 milliards d’euros de marchandises américaines.
Le drame commercial a éclipsé l'annonce de politique monétaire de la Banque du Canada aujourd'hui. On s'attend généralement à ce que la Banque du Canada réduise ses taux de 25 points de base à 2.75 %. Cette déclaration sera volontairement vague en raison de l'impact inconnu des tarifs douaniers.
Ne gaspillez pas d’argent avec les banques.
Obtenez des taux de change jusqu'à 2 % meilleurs avec KnightsbridgeFX
L'attention principale porte sur les données d'inflation américaines de février. L'IPC de base devrait baisser de 3.2 % à 3.3 %, mais cela ne suffira pas à inciter la Fed à baisser ses taux. Les traders restent vigilants en cas de hausse plus importante que prévu de l'IPC, car cela pourrait relancer les discussions sur une éventuelle nécessité de hausse des taux d'intérêt.
L'EUR/USD s'échangeait entre 1.0888 et 1.0926, les acteurs du marché ayant largement ignoré les tensions commerciales naissantes entre les États-Unis et l'UE, confinant la paire dans les limites de la veille. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti que les perturbations commerciales pourraient accroître la volatilité de l'inflation, compliquant la capacité de la banque centrale à fournir des orientations politiques claires.
La paire GBP/USD a évolué dans une fourchette de 1.2914 à 1.2956, les traders restant à l'écart en attendant les données clés sur l'inflation américaine. L'évolution de la paire GBP/USD sera dictée par la tendance générale du dollar américain.
L'USD/JPY a progressé dans une fourchette de 147.68 à 148.67. Les chiffres de l'IPP ont été légèrement inférieurs à ceux de janvier (0 % en glissement mensuel contre 0.3 % précédemment), mais ont néanmoins dépassé les prévisions de -0.1 %. Ces données n'ont pas suscité beaucoup d'enthousiasme, car elles ne devraient pas dissuader la Banque du Japon de resserrer sa politique monétaire.
L'AUDUSD s'est négocié de manière défensive dans une bande de 0.6277 à 0.6301 en raison du sentiment baissier concernant les politiques tarifaires de Trump, qui devraient peser sur les exportations australiennes et chinoises.
