Le dollar canadien se défend bien.
- Le sentiment de risque mondial fluctue.
- Demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis et suppressions d'emplois chez Challenger à prévoir
- Le dollar américain s'est raffermi durant la nuit, mais a effacé ses gains en fin de séance à New York.
Cours d'ouverture USDCAD : 1.3901, fourchette de fluctuation nocturne : 1.3859-1.3925. fermer 1.3897, WTI 94.61, Or 4,4470.47
Le dollar canadien a chuté durant les heures de marché asiatiques, la confiance des investisseurs s'étant dégradée, avant de se redresser partiellement à l'ouverture de la séance new-yorkaise. Par ailleurs, l'écart de taux d'intérêt entre le dollar canadien et le dollar américain continue de soutenir la paire USDCAD.
Les résultats de l'indice ISM des services publiés mercredi ont renforcé l'idée que l'inflation reste un problème persistant, repoussant de fait toute baisse des taux de la Fed au plus tôt à la fin de 2026.
Le prix du pétrole brut WTI a atteint un sommet à 95.92 dollars le baril avant de se replier à 95.13 dollars à New York, soutenu par une baisse des stocks américains plus importante que prévu. Selon les chiffres de l'EIA, les stocks ont diminué de 7.97 millions de barils la semaine dernière, soit près du double de la baisse de 3.27 millions de barils enregistrée la semaine précédente.
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Le dollar américain a bénéficié d'un regain d'intérêt pour les valeurs refuges durant la nuit, tandis que les tensions géopolitiques maintiennent les investisseurs sur le qui-vive. Un nouveau cessez-le-feu israélo-libanais a été annoncé, mais la situation au Moyen-Orient reste floue, Washington et Téhéran hésitant à reprendre les hostilités, malgré les affirmations de Trump selon lesquelles les négociations progressent bien.
Du jour au lendemain, les marchés boursiers asiatiques ont basculé nettement en territoire d'aversion au risque. L'indice Hang Seng de Hong Kong a perdu 1.48 %, le Topix japonais 1.11 % et l'ASX 200 australien 1.13 %.
À 7h20, le DAX allemand progresse de 0.57 %, le CAC 40 français de 0.81 %, tandis que le FTSE 100 britannique recule de 0.71 %. Les contrats à terme sur le S&P 500 sont en baisse de 0.51 %, le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans s'établit à 4.468 % et l'indice DXY à 99.25.
La paire EUR/USD a évolué entre 1.1605 et 1.1634, regagnant le terrain perdu durant la séance asiatique après la dissipation de la première vague d'aversion au risque. Les ventes au détail en zone euro ont déçu en avril (-0.4 % contre -0.3 % prévu). Dans l'attente des chiffres de l'emploi non agricole américain de vendredi, la plupart des intervenants ont préféré rester attentistes.
La paire GBP/USD a évolué entre 1.3411 et 1.3443, la livre sterling suivant la reprise de l'euro et atteignant son plus haut niveau de la séance avant l'ouverture de New York. L'indice PMI de la construction s'est établi à 38.2, contre 39.7 en avril, cette faiblesse étant attribuée à la hausse des coûts de l'énergie.
La paire USD/JPY a fluctué entre 159.62 et 160.09, les cambistes incitant les autorités japonaises à réagir. Le scepticisme a été de mise face aux informations faisant état de discussions internes à la Banque du Japon concernant une hausse des taux en juin. De nombreux opérateurs ont estimé qu'un resserrement de la politique monétaire dans une économie déjà fragilisée par les répercussions du conflit irano-américain ne ferait qu'aggraver les tensions internes.
La paire AUD/USD s'est consolidée dans une fourchette étroite de 0.7123 à 0.7140, trouvant un équilibre modeste après que les données commerciales australiennes de mars ont affiché un excédent de 1.8 milliard de dollars, effaçant le déficit du mois précédent conformément aux attentes du marché.
Les données américaines d'aujourd'hui incluent les suppressions d'emplois chez Challenger pour le mois de mai et les demandes d'allocations chômage hebdomadaires.
